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Les tendances de la cybercriminalité en 2010 selon Kapersky Lab

L’analyste Alexander Gostev, à la tête de l’équipe d’analyse et de recherche « Global Research and Analysis » de la compagnie de sécurité Kapersky Lab, donne ses impressions sur la situation du cybercrime durant l’année 2010.

Dans un article publié sur Net-security.org, il précise que les prévisions qui avaient été faites par son équipe pour cette année se sont avérées pour la plupart exactes.

Les risques les plus importants ont émané des réseaux « pair-à-pair » (P2P), notamment de BitTorrent, eDonkey et Gnutella. Le nombre d’attaques provenant de ces réseaux a connu une croissance spectaculaire.

La vague avait commencé au courant du mois de mars dernier alors que Kaspersky Security Network avait compté quelque 2,5 millions d’attaques. Cette tendance s’étant alors maintenu, la moyenne annuelle devrait tourner autour de 3,2 millions d’attaques par mois.

L’année 2010 aura été marquée par une importante concurrence entre les différents groupes de cybercriminalité. Ces derniers tentent par différents moyens de rediriger les internautes vers divers sites afin de les inciter à télécharger des logiciels malveillants.

Bien qu’aucune attaque n’ait encore eu l’ampleur du virus Kido (Conficker) de 2009, l’originalité du codage de Stuxnet l’a conduit à battre des records historiques de médiatisation.

Ce virus avait spécialement été conçu pour cibler des unités de programmation logique (PLC) généralement utilisées pour contrôler des machines industrielles.

« Aujourd’hui, il s’agit moins de chercher à repérer 99% des virus parmi les millions qui existent que de savoir détecter et éliminer celui qui a un codage extrêmement sophistiqué et qui peut donc causer les plus gros dommages », explique M. Gostev.

Le virus Aurora a affecté, en début d’année, un grand nombre de compagnies à travers le monde. Il aura notamment touché Google qui était, en fait, sa principale cible.

Le motif de cette attaque s’apparentait à du cyber espionnage commercial. Aussi l’incident aura permis de mettre en évidence d’importantes failles de sécurité.

M.Gostev note cependant une baisse générale de faux antivirus. Ils ont été divisés par quatre après avoir atteint un pic de 200 000 attaques aux mois de février et mars.

Par ailleurs, après la détection du premier logiciel malveillant destiné à l’iPhone et à la plateforme Android, comme le « SpyPhone », les experts prévoyaient une réelle épidémie de ce nouveau type d’attaque. Cela n’a pas été le cas.

L’année 2010 aura également démontré que les cybercriminels sont désormais capables d’obtenir des certificats numériques légaux.

Enfin, M. Gostev explique qu’il avait été possible de prévoir ces différentes tendances, car les attaques poursuivaient toutes des motivations financières.

vendredi 24 décembre 2010 à 14H15 par Lamiss Kerkeni

Source :Techno.Branchez-vous