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Le FBI alerte les internautes sur des virus liés à du contenu relatif à la mort de Ben Laden

Le Federal Bureau of Investigation a mis en garde les internautes contre des messages prétendant contenir des photos et vidéos de la mort d’Oussama Ben Laden. Ils contiennent en fait des virus qui pourraient voler des informations personnelles.

Edition du 04/05/2011 - par Jacques Cheminat avec IDG News Service

L’avertissement du FBI intervient alors que plusieurs sociétés spécialisées dans la sécurité ont déjà repéré les premiers cas de logiciels malveillants intégrés dans des photos du cadavre de Ben Laden. F-Secure a ainsi constaté le développement d’emails contenant un cheval de Troie, nommé Banload, capable de voler des mots de passe et Symantec a constaté également des spams qui pointent vers des liens corrompus sur la mort de Ben Laden.

Les pirates ont également utilisé une technique appelée empoisonnement des moteurs de recherche pour tenter de les tromper avec des résultats pointant vers des logiciels malveillants. « Il est peu probable de trouver des photos ou des vidéos en ligne de la mort de Ben Laden , mais la recherche vous mènera certainement vers des sites vérolés », indique Mikko Hyponnen, directeur de recherche chez F-Secure dans un blog.

Les réseaux sociaux pris pour cible

Le FBI a également alerté les internautes sur de faux messages sur les sites de réseaux sociaux et de ne jamais télécharger un logiciel pour visualiser une vidéo. « Lisez les messages avec soin. Les mails frauduleux contiennent souvent des fautes d’orthographe, de grammaire et ne sont pas écrits en anglais standard » précise l’agence américaine.

Ce type d’évènement mondial montre la façon dont l’information peut se propager sur Internet. Beaucoup de monde ont appris la mort du chef terroriste par le biais de Twitter, où l’histoire a été relatée, et Facebook. Sur ce dernier, on pouvait voir une page où était indiquée « Oussama est mort, regardez cette vidéo exclusive de CNN qui a été censuré par l’administration Obama en raison de son niveau de violence ». Les internautes étaient ensuite invités à copier-coller un code JavaScript malveillant dans leur navigateur, qui envoie ensuite le message à tous leurs amis de Facebook.

Source : lemondeinformatique