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Cyber-criminalité : le FBI et PayPal coordonnent leurs efforts

Dans la foulée du boycott lancé à son encontre par le groupe Anonymous, PayPal livre au FBI 1000 adresses IP soupçonnées d’être celles des PC ayant perpétré, en décembre dernier, des attaque DDoS contre la plate-forme d’e-paiement.

Actualité. Publié sur ITespresso.fr par Clément Bohic le 1 août 2011 à 16:03

Attaqué en décembre dernier en représailles à l’affaire WikiLeaks, PayPal aurait récupéré et transmis au FBI plus de 1000 adresses IP d’ordinateurs suspectés d’avoir infiltré ses serveurs à cette occasion.

Entre les pirates et leurs victimes, la guerre se poursuit. Elle n’est plus à sens unique et a même tout d’un ménage à trois. PayPal s’unit au FBI pour lutter contre Anonymous, son épine dans le pied depuis la fin 2010.

Pour la plate-forme d’e-paiement, les réminiscences d’un hiver 2010 riche en événements impliquent, dans une relation de cause à effet, un « embargo financier » à l’encontre de WikiLeaks et une lutte de tous les instants contre les cyber-criminels.

Empêtré dans des remous judiciaires, Julian Assange ne peut en effet plus prétendre recevoir de donations électroniques à partir d’intermédiaires de paiement Visa et MasterCard.

En guise de représailles à une décision qu’ils jugent «  infondée et injuste », les membres du groupe Anonymous ont lancé, le 8 décembre dernier, une série d’attaques de type DDoS contre les serveurs de PayPal, les surchargeant et les mettant hors-service.

C’est à cette occasion que les responsables de la sécurité du géant du paiement en ligne auraient collecté un généreux millier d’adresses IP.

Celles-ci, selon The Hacker News, pourraient permettre de retrouver les membres d’un réseau dont la densité surpasserait les estimations initiales.

La clé USB fournie par PayPal résonne comme une réponse cinglante à ce récent appel au boycott qui aurait déjà convaincu plusieurs dizaines de milliers d’inscrits au service de clôturer leur compte.

Mais alors, pourquoi avoir attendu si longtemps pour dévoiler des informations acquises depuis près de huit mois ?

Source : ITespresso