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Coup de filet anti-pédophilie dans 141 pays

Une opération policière d’envergure mondiale a permis d’identifier des centaines de personnes soupçonnées de cyberpédophilie. Un coup de filet qui a mené à 272 personnes en Autriche par exemple.

L’opération dure depuis plus d’un an, et a été baptisée « Carole ». Elle a été rendue publique par la police fédérale autrichienne, qui a précisé qu’elle a couvert 141 pays, mettant en évidence la capacité de nombreuses polices à travailler ensemble. C’est aussi la plus importante opération de police de ce genre contre des réseaux pédophiles.

En Autriche seulement, elle a permis de conduire à l’identification de 272 personnes soupçonnées d’avoir posté des vidéos à caractère pédophiles sur Internet. De nombreuses preuves à charge ont été saisies par les forces de l’ordre, qui doivent examiner ces preuves dans les 141 pays concernés.

Une conférence de presse devrait être donnée dans la matinée au ministère de l’Intérieur autrichien. Pour le moment, aucune autre information n’est encore disponible. Seule la police et les autorités Belges ont indiqué ne pas être « activement impliqués » dans cette enquête.

Cyberpédophilie : un point encore sensible

Déjà en novembre 2011, le directeur adjoint d’Interpol Michael Moran, tirait la sonnette d’alarme : « La pédophilie sur Internet augmente aujourd’hui plus que jamais », affirmait-il, qui prend « des proportions toujours croissantes avec la multiplication des accès à Internet dans le monde ». Il pointait aussi l’évolution des technologies, qui contribue à « faciliter » les échanges pour les pédophiles sur le Web, mais aussi « le manque de cadre de travail juridique à l’échelle mondiale [qui] pose problème ». Une déclaration qui ne peut donc qu’être infirmé ce matin.

D’autant plus que fin juin 2012, l’Union européenne et les Etats-Unis ont décidé jeudi à Copenhague de lancer une alliance mondiale pour combattre la pédophilie sur Internet. « Nous devons passer aux actes contre ces crimes abominables », tonnait Cecilia Malmström, la commissaire européenne en charge des affaires intérieures.

Mais le problème est encore plus complexe, car chaque pays adopte des règles différentes, sur la conservation des données des abonnés des FAI. En Allemagne par exemple, « les opérateurs ne gardent aucune trace de l’activité de leurs abonnés. Des centaines d’affaires criminelles sont restées au point mort à cause de cette pratique. En fait, chacun des pays avec lesquels nous travaillons pourrait faire mieux. Mais il est difficile de convaincre les gouvernements sans avoir de données précises », regrettait encore Michael Moran.

Source : www.linformaticien.com