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La NSA a espionné les téléconférences chiffrées de l’ONU

Selon la presse allemande, la NSA aurait réussi à casser le chiffrement du système de téléconférence des Nations Unies pour espionner l’organisation internationale. Elle livre aussi quelques détails supplémentaires sur l’espionnage des représentations diplomatiques de l’Union européenne aux Etats-Unis.

Les documents fournis par Edward Snowden continuent à livrer des informations sur le monde du renseignement américain. Selon le journal allemand, Der Spiegel, « en juin 2012, le département en charge de la collecte de renseignements sur l’ONU a découvert un nouvel accès à la communication interne des Nations Unies ». Pour le quotidien, les techniciens de la NSA ont réussi à casser le chiffrement du système de téléconférence interne à l’ONU et donc à espionner le trafic.

En moins de trois de semaines, le nombre de communications de l’ONU interceptées et déchiffrées par la NSA est passé de 12 à plus de 450, souligne un document. Un autre rapport montre qu’à ce petit jeu d’espionnage de l’ONU, la NSA a eu la surprise de constater en 2011 que les services secrets chinois s’intéressaient aussi aux discussions des Nations Unies.

Les représentations de l’UE auprès de l’ONU totalement sous contrôle

En juin dernier, on apprenait que les représentations européennes auprès de l’ONU à New York et Washington DC avaient été mises sur écoute par la NSA. La Commission européenne avait alors demandé des explications au gouvernement américain. Or dans les documents disséqués par Der Spiegel, la NSA a réussi à maintenir un accès permanent aux réseaux informatiques des délégations européennes à Washington et New York via leur VPN. « Si nous perdons l’accès à un site, nous pouvons immédiatement le réactiver en passant par l’autre point du VPN et boucher le trou », souligne un document de la NSA.

Il ajoute, « nous avons fait cela plusieurs fois quand nous avions perdu Magothy ». Maghoty est le nom de code interne à la NSA pour qualifier la représentation de l’UE à Washington, celle de New York est affublée du nom « Apalachee ». Enfin un autre document montre que l’agence de renseignement américain connaissait l’ensemble de l’architecture informatique des différentes représentations diplomatiques européennes. Depuis des nouveaux systèmes de sécurité ont été mis en place pour protéger la salle des serveurs de la délégation de l’UE à New York.

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