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La NSA s’invite sans autorisation chez Yahoo et Google

Un outil d’espionnage du nom de Muscular aurait permis à la NSA de copier les flux de données de Google et Yahoo à partir de câbles de fibre optique, rapporte le Washington Post.

Une révélation de plus vient s’ajouter sur le programme d’espionnage massif de la NSA. Selon le Washington Post, l’agence aurait en effet pénétré les principales voies de communication menant aux datacenters de Yahoo et de Google à travers le monde. L’article du quotidien américain explique que la NSA aurait ainsi eu accès aux comptes de centaines de millions de personnes, nombre d’entre eux concernant des résidents américains. En se connectant sur de tels canaux de communication, l’agence aurait été en mesure de recueillir à volonté un large éventail de contenus tels que des métadonnées indiquant les émetteurs et les destinataires des mails ainsi que leur contenu texte ou les fichiers audio et vidéo contenus dans les messages.

Les points d’interception n’ont pas été divulgués

La NSA ne stockeraient pas en intégralité, bien qu’une importante quantité de données soit conservée, indique le Post, sur la base des documents fournis par Edward Snowden et certains fonctionnaires « bien informés ». Avec à ce programme, des millions d’enregistrement seraient envoyés chaque jour à partir des réseaux internes de Yahoo et Google vers les centres de calcul de la NSA à Fort Meade, dans le Maryland. Durant les 30 derniers jours, plus de 181 millions d’enregistrements divers contenant des données de tout type auraient ainsi été traités. Les flux sont exploités à l’aide d’un outil appelé Muscular. Ce dernier est exploité en partenariat avec le GCHQ, homologue britannique de la NSA, précise le Washington Post. Ensemble, la NSA et le GCHQ pourraient ainsi copier les flux de données à volonté à travers les câbles optiques véhiculant les informations en provenance de Yahoo et de Google. Les points d’interception n’auraient toutefois pas été divulgués.

Dans un communiqué, David Drummond, le directeur juridique de Google, a déclaré que la société ne donnait pas accès à ses systèmes au gouvernement. Toutefois, la firme aurait été préoccupée par la possibilité d’un tel espionnage et aurait chiffré plusieurs de ses services et de ses flux. « Nous sommes indignés lorsque nous voyons jusqu’où le gouvernement semble être allé pour intercepter les données de nos réseaux privés de fibre », a-t-il déclaré soulignant la nécessité d’une réforme urgente.

Source lemondeinformatique.fr