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Le Pentagone enquête - encore - sur les réseaux sociaux

Facebook, Twitter, Myspace, Gravatar, ... les systèmes sociaux de nouveau dans la ligne de mire des militaires du Pentagone. Une histoire d´amour qui dure depuis près de 10 ans.

Mardi, le corps des Marines a renouvelé à ses G.I. l’interdiction d’utiliser les sites sociaux, Twitter et Facebook en tête. La première raison indiquée est la sécurité informatique. Les soldats peuvent cliquer sur des liens, surtout via Twitter, qui pourraient mettre à mal l’informatique des militaires. Seconde raison, des Marines auraient diffusé des informations sensibles via Facebook... sans même sans rendre compte. Parmi les cas, des photographies diffusées pour les familles. Le premier plan, le frère, la cousine, l’Oncle sur le terrain, l’arme en bandoulière... en second plan, la géographie, le matériel, les bâtiments. Informations largement plus intéressantes pour l’ennemi.

Dans une note datée du 31 juillet, le secrétaire adjoint à la Défense, William Lynn, indique avoir demandé au responsable de l’information du Pentagone d’évaluer les menaces et les avantages des réseaux sociaux. Si Facebook, Twitter and co sont des recruteurs de choix et des moyens utiles pour les relations avec la presse, "certains risques opérationnels doivent être connus et réduits" indique le secrétaire adjoint à la Défense.

Tous les 6 mois, l’Oncle Sam nous ressort le marronnier social. L’Internet est devenu un espion que les militaires tentent de contrôler un maximum. En 2003, Les services secrets américains maquillaient les plans et les photos disponibles sur internet des bâtiments du gouvernement. Effacer de Google Earth des détails pouvant servir à d’éventuelles attaques terroristes. Le toit de la Maison Blanche, par exemple, avait été blanchie numériquement par l’Agence Nationale d’intelligence Géospatial - National Geospatial-Intelligence Agency. Ce qui n’empêchera pas, six ans plus tard, de pouvoir regarder directement à travers les fenêtres de la White House lors de l’investiture de Barack Obama.

En mai 2004, les téléphones portables équipés d’un objectif photographique étaient interdits par le Pentagone. Il faut dire aussi qu’un mois plus tôt, un Marines se retrouvait sur le web, avec un jeune Irakien indiquant que le militaire avait tué son père ! En septembre 2004, la internautes Français était interdit par le Pentagone. A cette époque, France Télécom confirmait une information de ZATAZ.COM "Nous sommes interdits d’accès depuis deux ans sur les sites gouvernementaux (.gov) et militaires (.mil) et a priori, c’est une décision du Pentagone pour éviter toute tentative de piratage".

Mars 2008, Les militaires découvraient des employés de Google en train de filmer, avec leur "zolie" voiture, des bases de Marines. Autant dire que l’émotion et le rouge étaient montés au nez de l’État Major de l’Oncle Sam. "Nous n’avons pas de problème vis-à-vis de Google Earth, c’est un instrument très utile, mais quand ils sont sur une base, ils prennent des images détaillées des points de contrôle, des bâtiments du quartier-général, des installations de sécurité... Et cela pose un risque opérationnel" confirmait alors le porte-parole de l’US Army. Quelques jours auparavant, le Map Live de Microsoft, proposait de découvrir, en HD, les bâtiments de la NSA.

Facebook, Twitter, ... inquiètent aussi les autres armées. Si la grande muette Française n’en pense pas moins, les états majors Israéliens et Canadiens ont déjà agi à l’encontre des réseaux sociaux. En avril 2008, le Ministère israélien de la Défense indiquait dans un communiqué de presse d’importantes fuites d’informations sensibles et classifiées à partir du portail communautaire Facebook. Les documents ? Des soldats de Tsahal qui s’affichaient sur Facebook pour leurs familles et amis. Sauf que derrière les membres des unités délites, des décors et des paysage de bases et sites classés top secrets. Le Ministère de la Défense, le Shin Bet et le Mossad avaient tapé sur les doigts des blogueurs et édité un document reprenant le béa-ba de la confidentialité chez les militaires. Pour nos cousins Canadiens, même ambiance, quelques semaines auparavant. "Des membres d’Al-Qaïda surveillent Facebook, confiait alors l’armée Canadienne, Cela peut paraître excessivement dramatique (...) mais ces informations peuvent être utilisées pour cibler des membres. Cela peut faire de vos familles et de vos amis des cibles potentielles".

Publié le 06-08-2009 dans le thème Terrorisme - Pays : International - Auteur : Damien Bancal

(Source :zataz.com)