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Après HTTP, Google veut étendre le protocole DNS

Un mois après avoir ouvert son service DNS, Google propose d’étendre le protocole pour mieux diriger les utilisateurs vers des ressources proches de leur point de connexion.

Le système de noms de domaine (Domain Name System), une des technologies indispensables au fonctionnement du réseau mondial, intéresse beaucoup Google. En conjonction avec quelques partenaires (Neustar notamment), l’entreprise propose une extension du protocole DNS afin d’optimiser la distribution de contenu selon la localisation de l’utilisateur.
Les innombrables serveurs DNS qui composent le réseau mondial servent à établir la correspondance entre noms de domaine et adresses IP. Aujourd’hui, les serveurs DNS dits authoritative (car les informations qu’ils stockent font autorité sur celles des autres DNS) ne connaissent pas l’adresse IP de la machine qui fait la demande, mais seulement celle du DNS du fournisseur de services de l’utilisateur, par lequel il transite. Par exemple, un Français en voyage en Italie continuera à interroger le serveur DNS de son FAI parisien, sans que le serveur DNS authoritative ne sache que l’utilisateur se trouve à Milan. La proposition de Google et de ses comparses vise à ce que le client fournisse en grande partie son adresse IP au serveur DNS authoritative, de telle façon que celui-ci lui envoie une réponse mieux adaptée à sa situation géographique. Par exemple en l’envoyant vers une copie locale d’un site d’informations plutôt que vers le site parisien.

Une évolution déjà contestée

Problème de cette amélioration déjà fort contestée, elle tend à réduire encore un peu plus l’anonymat de l’utilisateur. Et pour une entreprise déjà fournisseuse de services DNS, comme l’est Google depuis quelques semaines, la connaissance même partielle de la localisation de l’utilisateur au travers de son adresse IP serait un moyen de le localiser, par exemple pour lui proposer de la publicité contextuelle.
Paul Vixie, le créateur de BIND, le plus répandu des serveurs DNS, a répliqué à la proposition de Google sur une liste de discussion. « Si nous sommes partis pour ajouter l’identité du client à sa requête, pouvons-nous le faire d’une façon plus complète ? J’aimerais bien aussi connaître ses latitude et longitude, son pays, son FAI, sa langue, et s’il s’agit d’un adulte ou d’un enfant. » Les débats s’annoncent chauds.

Renaud Bonnet | 01net. | le 01/02/2010 à 17h17

Source : 01net Pro