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Un système d’identification cryptée pour les sites Internet

LEMONDE.FR avec AFP | 29.07.10 | 17h59

L’agence américaine chargée de la gestion d’Internet et des noms de domaine (Icann) a annoncé mercredi avoir mis au point une amélioration "essentielle" à la sécurité sur le Web qui empêche les cybercriminels d’utiliser de faux sites pour duper les internautes. Développé en lien avec l’entreprise spécialisée dans la sécurité sur Internet VeriSign et le département américain du commerce, ce système alloue aux sites une identification cryptée prouvant qu’ils sont légitimes.

Il interdirait ainsi l’existence de sites copiés sur des sites reconnus qui incitent les internautes à télécharger des virus ou à révéler des données personnelles. "C’est à tous points de vue une évolution historique", a déclaré le directeur de l’Icann, Rod Beckstrom, lors de la présentation de cet outil à une conférence sur la sécurité à Las Vegas. "Cette sécurité améliore les choses pour toute personne utilisant un ordinateur et cela signifie beaucoup pour nous", a-t-il ajouté. M. Beckstrom défend depuis longtemps la création d’un tel système.

Les "Domain Name System Security Extensions" (DNSSEC) ajoutent simplement un code secret et spécifique à chaque adresse Internet. Les moteurs de recherche ou les navigateurs pourront se fonder sur ce code pour s’assurer qu’un site Internet, comme celui d’une banque, est bien celui qu’il prétend être.

"Quand un client reçoit un mail d’une banque, il devrait être certain qu’il provient bien d’une banque", estime Dan Kaminsky, chercheur en sécurité informatique. Le système développé par l’Icann "est un instrument dont nous avions besoin en tant qu’ingénieurs pour que cela devienne réalité."

Début juillet, une ou plusieurs personnes avaient mis en ligne un faux site du ministère des affaires étangères français. Graphiquement conforme en tous points au site officiel, hébergé à une adresse proche de celle du site du Quai d’Orsay, le site annonçait de fausses informations, dont le remboursement par la France d’une ancienne dette à Haïti.

Source : lemonde.fr