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Bruxelles milite pour une coopération sur la cybercriminalité

Edition du 01/10/2010 - par Jacques Cheminat

A l’aune des récentes affaires de cybersécurité, comme le ver Stuxnet, la Commission européenne prend les choses en main. Elle va proposer une directive et un règlement sur le sujet pour renforcer la coopération entre les Etats membres.

« Il est temps que nous redoublions d’efforts contre la cybercriminalité, à laquelle recourt souvent aussi le crime organisé » souligne Cecilia Malmström, commissaire chargée des affaires intérieures. Avec Neely Kroes vice‑présidente de la Commission chargée de la stratégie numérique, elle a annoncé une proposition de directive sur les mesures contre les différentes formes de cybercriminalité, notamment les cyber-attaques à grande échelle, complétée par une proposition de règlement destinée à renforcer et à moderniser l’agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA).

Sur la directive, les auteurs de cyber-attaques et les producteurs de logiciels malveillants pourront être poursuivis et risqueront des sanctions pénales plus lourdes. Elle prévoit aussi la création d’un système de recensement et de localisation des cyberattaques. Le règlement portera lui sur le renforcement et la modernisation de l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA), créée en 2004. Elle pourra notamment faire participer des États membres et des partenaires privés à des activités conjointes en Europe, notamment des exercices de cybersécurité, des campagnes de sensibilisation et des partenariats public‑privé pour des travaux sur la résilience des réseaux, des analyses économiques et une évaluation des risques. Par ailleurs, le mandat de l’ENISA qui se termine en 2012 sera prolongé de 5 ans.

Par ces différentes annonces, la Commission entend reprendre la main sur un sujet d’actualité. A l’heure où les attaques sont de plus en plus sophistiquées et ne sont plus le simple fait de pirates plus ou moins organisés, mais aussi des Etats qui font des cyberattaques une arme offensive. L’Europe ne peut rester inactive sur ces sujets au risque d’être très rapidement dépassée.

Source : lemondeinformatique