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Pédo-pornographie : la nouvelle arme des cyber-escrocs ?

par Olivier Chicheportiche, ZDNet France. Publié le 2 novembre 2010

Sécurité - La gendarmerie nationale vient de mettre à jour un nouveau type de chantage, particulièrement vicieux, s’appuyant sur la répression contre la pédo-pornographie en ligne. Une cinquantaine de plaintes ont déjà été enregistrées.

Chantage et informatique ont toujours été étroitement liés. Il y a plus de 30 ans, les créateurs de virus rançonnaient déjà leurs victimes pour débloquer leurs PC bloqués. Plus tard, des cyber-escrocs ont commencé à menacer les géants du Web de paralysie. Sans coup férir, ils parvenaient à empocher des centaines de milliers de dollars.

Toujours aussi prompts à s’adapter à l’actualité et aux phénomènes de société, ces petits malins surfent aujourd’hui sur les peurs générées par la répression anti-pédo-pornographique sur le Web.

Les gendarmes français ont ainsi mis à jour une arnaque particulièrement vicieuse qui aurait touché des dizaines d’internautes français. Une cinquantaine de plaintes auraient d’ores et déjà été enregistrées par des français mais aussi des françaises.

Des dizaines de victimes

Le principe est à la fois simple et redoutable. Tout commence par une prise de contact à travers une messagerie instantanée ou un réseau social, le canal habituel pour amorcer une belle arnaque.

Mais cette fois, le dit contact homme ou femme ne vous demande pas de l’aider à toucher un héritage mais entame une liaison tout ce qu’il y a de romantique.

Progressivement, l’escroc pousse sa victime à aller un peu plus loin, notamment à se dénuder face à la webcam ou à réaliser quelques jeux érotiques. Ce qui illustre au passage un sacré talent de persuasion.

C’est alors que le piège se referme. Quelques jours après cet effeuillage, la victime reçoit un mail plutôt bien réalisé ’de la gendarmerie nationale de France’, ’d’Interpol’ ou encore de ’l’ambassade de France en Côte d’Ivoire’.

Avec de vrai logos, le message avertit la victime qu’il a "commis une infraction pédo-pornographique passible de poursuites". On imagine la peur des victimes surtout dans une époque où ce type de pratiques est très sévèrement réprimées.

La suite du message permet néanmoins de douter puisque "l’administration" qui expédie le mail précise que l’affaire peut être arrangée grâce au paiement d’une amende de 1000 à 3000 euros... Le moyen utilisé, Western Union, permet alors de réaliser qui est réellement derrière cet email.

Pour autant, il semble que de nombreux internautes soient tombés dans le piège, échaudés par ces jeux érotiques avec un ou une inconnue. Selon la gendarmerie nationale, citée par 20 Minutes, la cinquantaine de plaintes déposées ne représente qu’une infime partie des personnes qui ont accepté de participer à ces jeux érotiques dangereux.

Source : zdnet.fr